* HISTOIRE du Réseau hydraulique du domaine royal de Meudon

Publié par ARHYME : édition du 30-10-2021.

(les textes ci-dessous sont largement inspirés du Livre de Jean Ménard (fondateur de l'ARHYME) : "L'ÉTONNANTE HISTOIRE DES JEUX D'EAU ET DU RÉSEAU HYDRAULIQUE DU DOMAINE ROYAL DE MEUDON 1654-2000"               (Voir couverture et sommaire ici)

Le 31 octobre 1679, François Michel Le Tellier (1639-1691), marquis de Louvois, ministre de la Guerre de Louis XIV, est séduit par la position de Meudon, proche de Paris, Saint-Germain-en-Laye et Versailles. Il devient propriétaire de ce grand domaine dont la renaissance avait été amorcée 20 ans plus tôt par Abel Servien, surintendant des Finances.

Pour commencer, voici quelques vues des Châteaux et Jardins qui étaient, bien entendu, la raison d'être d'un vaste Réseau hydraulique.

[Captures de la Restitution virtuelle de l'état vers 1715 par Franck Devedjian et Hervé Grégoire en 2012]

Le Château principal, dit le Vieux (1) ; Le Château annexe, dit le Neuf (2). La grande perspective se dessine avec l'étang hexagonal de Chalais, encore existant, et l'amorce du Tapis Vert. De 1880 à 1885, le grand astronome Janssen coiffe d'une coupole les restes du Château Neuf qui devient… l'Observatoire de Meudon.

Le Château principal, dit le Vieux (1) ; Le Château annexe, dit le Neuf (2). La grande perspective se dessine avec l'étang hexagonal de Chalais, encore existant, et l'amorce du Tapis Vert. De 1880 à 1885, le grand astronome Janssen coiffe d'une coupole les restes du Château Neuf qui devient… l'Observatoire de Meudon.

Vue de l'orangerie qui subsiste encore de nos jours.

Vue de l'orangerie qui subsiste encore de nos jours.

Maquette imprimée 3D appartenant à la Ville de Meudon. (Orangerie / Loggia). Photo 22-09-2021.

Maquette imprimée 3D appartenant à la Ville de Meudon. (Orangerie / Loggia). Photo 22-09-2021.

Louvois confie à Le Nôtre la réalisation de jardins à la française, rehaussés par un élément nouveau l’eau verticale qui permet de construire des « monuments liquides ».
La conception des jardins de Meudon est plus proche de celle des jardins de Versailles qu’on ne l’imagine, deux caractéristiques essentielles les rapprochent. D’abord la grande perspective : l’axe de Versailles est le Grand Canal, celui de Meudon est l’avenue du Château, la Terrasse et le Tapis Vert. Le deuxième point concerne les jets d’eau.
Entre 1680 et 1682, un gigantesque réseau d'adduction d'eau est construit pour alimenter les fontaines, cascades, jets d'eau et bassins du parc du château de Meudon. Louvois va utiliser les compétences des hydrauliciens qui avaient réalisé le réseau d'eau sous pression dans les jardins de Versailles. Au cœur de la forêt de Meudon-Vélizy vont ainsi être aménagés des rigoles, des étangs-réservoirs, des aqueducs souterrains et même un château d'eau associé à des pompes mues par deux moulins à vent.
En 1695, 4 ans après la mort de Louvois, Louis XIV achète Meudon pour son fils aîné, le Grand Dauphin qui est a priori le futur roi de France. Monseigneur va se consacrer à l'embellissement des appartements et du domaine. Sans entrer dans d'autres précisions qui s'éloigneraient du sujet "hydraulique", cette période s'achève par le décès du Grand Dauphin en 1711, tandis que Louis XIV meurt en 1715.

Plus d'informations historiques sur Wikipédia. Article de qualité très fortement alimenté par les contributions de Franck Devedjian. 

Carte générale du Réseau hydraulique

De l'étang Loup pendu (en bas au milieu) à la pièce d'eau de Bel-Air (en haut au milieu).
Châteaux dans le cercle rouge.

Photo prise en 2018 aux Archives Départementales des Yvelines (AD78). Carte de 1863 cote 1140W/242.

Photo prise en 2018 aux Archives Départementales des Yvelines (AD78). Carte de 1863 cote 1140W/242.

L’alimentation du Réseau se faisait uniquement par les eaux de pluie collectées sur les plateaux de Vélizy et Villacoublay (2000 ha environ ; 6 km de long d’est en ouest, avec une pente sud-nord sur 4 km).

- 4 réservoirs principaux stockent l'eau et assurent l'approvisionnement aux différentes périodes de l'année et en cas de sécheresse : Villacoublay, Le Loup Pendu, Les Fonceaux et Le Tronchet. Et en fin de circuit, le Bassin de Bel-Air. Le volume global des 12 retenues d'eau est estimé à près de 800 000 m3.

- 2 réseaux hydrauliques interconnectés assurent la continuité même en période d'entretien de l'un d'eux : un réseau aérien (suit les courbes de niveau avec une faible pente) et un réseau, dit technique, partiellement enterré avec des aqueducs en ligne droite.

Au total près de 50 km de rigoles ont été creusées et 9 aqueducs souterrains construits d'une longueur cumulée de 4,5 km.

Tout ceci est décrit dans l'ouvrage sur les Plans du Château, jardins et conduites de Meudon réalisé par Bourgault et Matis, Arpenteurs du Roi en 1695.

Un point technique particulier est à signaler. A Meudon, il y a deux ensembles de jardins : les jardins hauts et les jardins bas, situés environ 15 m sous le plateau. Le bassin de l’Ovale dans les bosquets des jardins bas est agrémenté d'un jet d'eau de 24 m de haut, directement alimenté par l’eau de l’étang de Villebon située à une cinquantaine de mètres plus haut. Cette prouesse technique n'a été possible que par l'utilisation de tuyaux à collerette tout récemment inventés. En effet, en 1672, les hauts-fourneaux de Normandie ont, probablement par un gain de quelques degrés de température, obtenu une fonte plus fluide. Il devient alors possible d'obtenir les mêmes tuyaux de fonte cylindriques qu'avant, mais avec une collerette à chaque extrémité, permettant ensuite un assemblage par vis-écrou et joint d'étanchéité en cuir. Les conduites ainsi constituées résistent aux pressions élevées. Auparavant les assemblages de tuyaux de bois, de terre cuite puis de fonte étaient simplement emboités et donc ne supportaient pas de fortes pressions.                                                                                                                  De tels tuyaux à collerette sont encore visibles à 5 endroits : près de l'étang de Meudon en aval de Villebon (Panneau 12) ; au pied de la paroi du Réservoir-vieux (Panneau 13) ; sous la Route Royale, près du carrefour des Fonds de la Chapelle, 2 tuyaux parallèles relient le réseau de drainage de la parcelle 39 à la Rigole technique ; au carrefour de la Patte d'oie entre la rigole anciennement circulaire et le début de l'Aqueduc de la Patte d'Oie (APO). Ce tuyau de réemploi joue encore très bien son rôle les jours d'orage ! (par ex. le 22-05-2018). 

Au pied du mur du Réservoir vieux ; à l'intérieur de l'Aqueduc de la Patte d'Oie sous orage.Au pied du mur du Réservoir vieux ; à l'intérieur de l'Aqueduc de la Patte d'Oie sous orage.

Au pied du mur du Réservoir vieux ; à l'intérieur de l'Aqueduc de la Patte d'Oie sous orage.

D'importants vestiges de ce Réseau sont parfaitement conservés, entretenus et mis en valeur par ARHYME.

Sites remarquables

Le Réservoir Vieux. Il servait déjà pour alimenter les bassins à l’époque de Servien. Construit sur l’emplacement d’une ancienne briqueterie qui exploitait un gisement d’argile. Il reste une partie de paroi et un tuyau en fonte avec collerette.

* HISTOIRE du Réseau hydraulique du domaine royal de Meudon

Le Réservoir Neuf. La butte se voit de loin, car située sur un point haut du plateau. C’est le vestige d’un réservoir carré de 100 m de côté, constitué de 2 murs de pierres meulières parallèles espacés de 30 cm avec argile dans l’espace pour assurer l’étanchéité et butte de terre à l’extérieur pour résister à la pression, et plat-fond en argile. 

* HISTOIRE du Réseau hydraulique du domaine royal de Meudon

Le Réservoir du Tronchet. Il était alimenté par l’aqueduc du Tronchet. Transformé en parc public depuis 1970.

Panneau d'information de la Ville de Meudon à l'entrée du parc et déversoir désherbé tous les 6 mois.Panneau d'information de la Ville de Meudon à l'entrée du parc et déversoir désherbé tous les 6 mois.

Panneau d'information de la Ville de Meudon à l'entrée du parc et déversoir désherbé tous les 6 mois.

Les moulins de Villebon. Un système complémentaire est nécessaire pour amener les eaux du Tronchet et de la Fosse Renault, jusqu'au Réservoir Neuf édifié à une altitude plus élevée, afin d'obtenir un réseau aval sous pression. C’est le système hydromécanique composé de l'ensemble de 2 Moulins à vent, dits de "Vilbon", associés à un "château d'eau" en plomb surélevé de 15 m. Ce dispositif éolien équipé de pompes à piston refoulantes est décrit par Antoine-Joseph Dezallier d’Argenville dans la « Théorie et pratique du jardinage » et cité dans l’Encyclopédie de Diderot. Le défi technique est réussi : réalisation d'axes de rotation et de tringleries articulées ainsi que l'usinage précis de cylindres et pistons en bronze, avec tolérances d’ajustement rigoureuses. Malheureusement il ne reste aucune trace des moulins. Vers 1910, sur une carte postale, on voyait encore la structure hexagonale en pierres servant de base à la maison forestière de Villebon.

* HISTOIRE du Réseau hydraulique du domaine royal de Meudon* HISTOIRE du Réseau hydraulique du domaine royal de Meudon

Emplacement des moulins d'après les cartes A172 (1695) et A344 (1680-1699) des AD78.

Détail du mécanisme d'un moulin figurant dans l'encyclopédie et p 58 du Livre de Jean Ménard ; Extrait de l'estampe réalisée par Adam Pérelle (1640-1695) utilisée par ARHYME pour illustrer ses publications, dont le présent Blog.Détail du mécanisme d'un moulin figurant dans l'encyclopédie et p 58 du Livre de Jean Ménard ; Extrait de l'estampe réalisée par Adam Pérelle (1640-1695) utilisée par ARHYME pour illustrer ses publications, dont le présent Blog.

Détail du mécanisme d'un moulin figurant dans l'encyclopédie et p 58 du Livre de Jean Ménard ; Extrait de l'estampe réalisée par Adam Pérelle (1640-1695) utilisée par ARHYME pour illustrer ses publications, dont le présent Blog.

L’étang de Villebon. Il alimentait le grand bassin ovale (Vertugadins) avec un jet d’eau de 24 m. La différence de niveau entre les 2 sites est d'environ 50 m. Cet étang existe toujours.

Etang de Villebon en novembre 2017 et février 2018.Etang de Villebon en novembre 2017 et février 2018.

Etang de Villebon en novembre 2017 et février 2018.

Pour mémoire : les étangs de Trivaux et de la Garenne encore existants (*) alimentaient, dès l'époque de Servien, l'étang hexagonal de Chalais encore existant lui aussi (**) et des bassins inférieurs.                                                                                                                                                      (*) quant au quatrième étang de la forêt, appelé étang de Meudon, il a été créé en 1960 en rapport avec Meudon-la-forêt.       (**) sera prochainement (2023 ?) rendu accessible au public dans la cadre de la rénovation du Hangar Y.

L’étang des Fonceaux. En partie terminale du Réseau, l'étang-réservoir des Fonceaux collectait les eaux des deux versants : Villacoublay et Bruyères de Sèvres. Actuellement transformé en terrains de sports sous le nom de "Complexe sportif Marcel Bec" géré par GPSO depuis 1999, précédemment la Régie Renault en était devenue propriétaire en 1957.

Panneau n° 2 explicatif "L'Etang des Fonceaux".

Panneau n° 2 explicatif "L'Etang des Fonceaux".

La pièce d'eau de Bel-Air. Située en extrémité de l'Aqueduc des Fonceaux, ce bassin collectait toutes les eaux pour les redistribuer par une véritable toile d'araignée de tuyaux divers. Ce bassin existe encore en tant qu'agrément dans le domaine de l'Observatoire.

Vue de la pièce d'eau et des exemples de robinetterie.
Vue de la pièce d'eau et des exemples de robinetterie.Vue de la pièce d'eau et des exemples de robinetterie.

Vue de la pièce d'eau et des exemples de robinetterie.

La Grande Rigole. Cette rigole dite "rigole technique" est principalement tracée en ligne droite et alterne avec une série d'aqueducs (Vélizy, Grange Dame Rose, Croisement, Patte d'Oie).

Vue de la rigole technique près du pont de la Fosse Renault.

Vue de la rigole technique près du pont de la Fosse Renault.

L’aqueduc de Grange Dame Rose. Ce grand aqueduc de 825 m environ alimentait la Rigole technique. Il a été exploré à partir de sa sortie sur 710 m. Le tronçon d'entrée a probablement été comblé. Un accès sécurisé a été créé par ARHYME au Regard 13 en 2017.

Le porche aval de l'AGDR. Soulèvement de la dalle d'origine pour créer l'accès R13 et mesures laser en 2016.
Le porche aval de l'AGDR. Soulèvement de la dalle d'origine pour créer l'accès R13 et mesures laser en 2016.Le porche aval de l'AGDR. Soulèvement de la dalle d'origine pour créer l'accès R13 et mesures laser en 2016.

Le porche aval de l'AGDR. Soulèvement de la dalle d'origine pour créer l'accès R13 et mesures laser en 2016.

L'aqueduc du Tronchet. Cet aqueduc alimentait le Réservoir du même nom. C'est la construction d'un immeuble de bureaux qui a permis sa découverte et la sauvegarde d'un tronçon jusqu'à la voie rapide N118. Un accès latéral sécurisé a été créé en compensation en 2009.

Coupe vue lors du creusement du sous-sol de l'immeuble ; puits d'accès ; obturation près de la N118.Coupe vue lors du creusement du sous-sol de l'immeuble ; puits d'accès ; obturation près de la N118.Coupe vue lors du creusement du sous-sol de l'immeuble ; puits d'accès ; obturation près de la N118.

Coupe vue lors du creusement du sous-sol de l'immeuble ; puits d'accès ; obturation près de la N118.

L'aqueduc du Croisement. Il est situé en aval de l'aqueduc de Grange Dame Rose. Il permet le passage de la Petite Rivière (Petite Rigole) au-dessus de la Rigole technique plus profonde. C'est un souterrain de 29 m entièrement restauré en 2007.

Le Croisement sous deux aspects.Le Croisement sous deux aspects.

Le Croisement sous deux aspects.

L'aqueduc de la Patte d'Oie. (appelé des Fonceaux sur la carte ci-dessus). Il servait à alimenter l'étang des Fonceaux. Il a été entièrement exploré sur environ 960 m depuis l'entrée jusqu'à sa coupure par la Route Royale. Un accès sécurisé a été créé par ARHYME au Regard 20 en 2019.

L'entrée de APO utilisée 3 fois en 2018 ; Bifurcation ; pose de la première rehausse au R20 en 2019.L'entrée de APO utilisée 3 fois en 2018 ; Bifurcation ; pose de la première rehausse au R20 en 2019.L'entrée de APO utilisée 3 fois en 2018 ; Bifurcation ; pose de la première rehausse au R20 en 2019.

L'entrée de APO utilisée 3 fois en 2018 ; Bifurcation ; pose de la première rehausse au R20 en 2019.

L’aqueduc des Fonceaux. (appelé de Bel-Air sur la carte ci-dessus) Il reliait l'étang des Fonceaux à la pièce d'eau de Bel-Air. Il a été exploré d'une part dans la partie située dans le Domaine de l'Observatoire, et d'autre part jusqu'à sa coupure par la Route Royale. Cet aqueduc mesurait environ 470 m. Il existe plusieurs accès.

Alignement en forêt avant rebouchage (2016) ; vue intérieure partie Observatoire ; accès J.Alignement en forêt avant rebouchage (2016) ; vue intérieure partie Observatoire ; accès J.Alignement en forêt avant rebouchage (2016) ; vue intérieure partie Observatoire ; accès J.

Alignement en forêt avant rebouchage (2016) ; vue intérieure partie Observatoire ; accès J.

Le Grand aqueduc de Vélizy. Long de 950 m environ et longtemps porté "disparu", il a été découvert fortuitement en avril 2021, et exploré en mai sur près de 300 m encore en bon état. Par chance l'accès central a survécu.

Accès R0 ; depuis le pied de R0 ; vue aval : eau stagnante et odorante.Accès R0 ; depuis le pied de R0 ; vue aval : eau stagnante et odorante.Accès R0 ; depuis le pied de R0 ; vue aval : eau stagnante et odorante.

Accès R0 ; depuis le pied de R0 ; vue aval : eau stagnante et odorante.

Cette découverte du GAV  clôt la liste des aqueducs sauvegardés et entièrement explorés.

Pour mémoire, le Petit aqueduc de Vélizy, long d'environ 210 m a probablement été détruit par l'urbanisation. Des restes seront-ils trouvés un jour ?

TABLEAUX récapitulatifs des volumes et longueurs, en valeurs arrondies.

 

Les fastes, abandon et réhabilitation

Meudon à son apogée : Louvois meurt en 1691, sa veuve vend le domaine au roi Louis XIV qui l'offre à son fils héritier, le Grand Dauphin, en 1695. Louis XIV passe au moins cent nuits à Meudon qui devient pour lui une annexe de Versailles.

Le déclin : après la mort du Grand Dauphin en 1711 puis la mort de Louis XIV en 1715, les jardins et tout le système hydraulique qui demandent un très coûteux entretien sont progressivement laissés à l'abandon.
Sous Louis XV et l’arrivée de la marquise de Pompadour à Meudon, les eaux sont dérivées pour alimenter les bassins de son château de Meudon Bellevue.

Avec Louis XVI, la dégradation continue, le roi fait construire un mur pour clôturer le parc du château (actuel Domaine de l'Observatoire). Ce mur est construit en partie avec les pierres provenant des réservoirs Vieux et Neuf.
Après la Révolution, le Château Neuf est mis à disposition de l’armée du Directoire pour expériences. Les jardins sont transformés en champs de tir.
En 1795, le Château Vieux est détruit par un incendie, les tuyaux d’arrivée d’eau venaient d’être supprimés. Il sera démoli en 1803 sur ordre de Bonaparte.
Sous Louis-Philippe, une étude est faite par MM. De Villeneuve et Séguy montrant l’ampleur de la tâche pour remettre en ordre de marche le réseau. Les terres agricoles ont repris les terrains occupés par les rigoles.
D’autres essais de réhabilitation sont menés en 1854 sous Napoléon III.
En 1871 le Château Neuf est incendié pour des raisons encore controversées.
Sous la 3e République, les jardins sont divisés au bénéfice des scientifiques : le Château Neuf pour l’astronome Jules Jansen (1824-1907), la partie nord du parc pour le chimiste et homme politique Marcellin Berthelot (1827-1907), les Jardins Bas pour l’établissement aéronautique dirigé par le colonel Charles Renard (1847-1905).

XXe siècle : en 1916, l’étang des Fonceaux est affecté à la Défense Nationale pour l’essai de grenades et fusées. C'est depuis 1950 un complexe sportif, actuellement Marcel Bec. Dès 1920 commence la réalisation de l’aérodrome de Villacoublay et en 1960 c'est le début de construction du vaste ensemble immobilier de Meudon-la-Forêt sous la maitrise d'œuvre du grand architecte Fernand Pouillon. Inaugurée en 1972, la voie rapide F 18 (devenue N 118) coupe pour toujours la continuité de la zone couverte par le Réseau hydraulique.

2003 : création de l'ARHYME par Jean Ménard qui souhaite alors pérenniser le fruit de ses longues et fructueuses recherches, et y donner une suite par ses projets de restauration.

* HISTOIRE du Réseau hydraulique du domaine royal de Meudon

Voir Présentation de ARHYME et Plaquette avec sa carte.

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Photos par les Membres d'ARHYME.                                                                                       Ed. 10-2021_JPN et GL.                          Cliquer sur les photos pour les agrandir et les faire défiler.

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